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LE MARCHE PETROLIER

Le marché aval pétrolier est un marché qui fluctue en fonction de la contrebande du Nigeria. Il a connu un accroissement au 31/12/96 de l’ordre de 3 % par rapport à 1995 ; soit en volume 913 606 m3. Des changements de prix ont eu lieu en 1996 et ont entraîné une augmentation de prix à la pompe d’environ 12 % en moyenne, ce qui a eu un impact négatif dans la consommation. Les ressources pétrolières du pays, qui sont en constante baisse depuis une dizaine d’années pourraient être revues à la hausse grâce à l’exploitation de la péninsule de Bakassi, potentiellement riche en pétrole. Cependant, la revalorisation du prix du pétrole (130 $ au 25 juin 2008) a largement contribué à un gain supplémentaire depuis le début des années 2000.

L’EXPLOITATION FORESTIER

La filière bois est l’un des piliers de l’économie nationale : elle contribue à hauteur de 5 % au PIB, de 10 % au revenu hors pétrole de l’État, et elle génère environ 30 % des ressources d’exportation hors pétrole du pays. Selon Jeune Afrique le Cameroun a le second massif forestier d’Afrique, soit plus de 18 millions d’hectares de forêt dense exploitable, représentant 40 % de la surface du pays. Environ 80 essences différentes sont commercialisées ; l’ayous (bois blanc léger) et le sapelli (bois rouge lourd) comptent pour un tiers des exportations, mais on exploite aussi l’acajou, le moabi, l’azobé.

L’État tente de maximiser la valeur ajoutée locale de la filière, ce qui l’a conduit en 1999 à prohiber l’exportation des grumes, encore faut-il qu’il y ait des investisseurs solvables, fiables et professionnels pour prendre le relais. En collaboration avec les bailleurs de fonds et les ONG, le Cameroun a fait des grands projets pour une gestion saine, appuyé en cela par la nouvelle législation de 1994 qui a conduit à un inventaire des ressources, décomposées en unités forestières d’aménagement (UFA) et à une allocation des concessions de droits de coupe par vente aux enchères plutôt que par accord direct. Une plus grande sévérité dans l’application de la loi est responsable de la baisse de production temporaire de 2005, mais elle devrait avoir des effets positifs à moyen et long termes.

Le bois est enfin une source essentielle d’énergie pour les ménages, qui sont 75 % à en faire l’utiliser prioritairement pour la cuisson des aliments.

L’INDUSTRIE DE LA PÊCHE

Environ 64 000 tonnes de produits maritimes sont pêchés chaque année au large des côtes camerounaises. La pêche artisanale maritime, pratiquée sur des pirogues le long des 400 km de côtes, notamment dans les mangroves, est responsable de ce chiffre. 10 000 tonnes de crevettes sont comprises dans ce nombre, à peu près autant que la pêche artisanale continentale sur les lacs artificiels et les cours d’eau. La pêche artisanale procure environ 65 000 emplois directs et 135 000 indirects dans le mareyage, la transformation et la construction de matériel.

En 2008, Douala est le seul port de pêche industrielle (10 000 t/an); cette activité souffre d’une surexploitation des ressources et d’une concurrence parfois déloyale des asiatiques, notamment des Chinois. Les prix ont doublé en cinq ans, tandis que les quantités vendues diminuaient presque de moitié. Faute d’une production suffisante (la pisciculture n’en était qu’à ses balbutiements), le Cameroun importe annuellement plus de 135 000 tonnes de poissons congelés, et enregistre un déficit de plus de 150 000 tonnes

Cependant plusieurs projets ont été lancés pour pallier sur le long terme à ce déficit. Notamment un vaste projet démarré en 2005 à proximité de Kribi, avec des financements japonais. Il était prévu d’y construire un complexe comprenant une halle aux poissons, un marché, un bâtiment frigorifique, un entrepôt de stockage et une centre de formation. Un projet d’élevage de crevettes au Cameroun grâce à l’aide d’experts français était aussi envisagé.

La production aquacole est passée de 5000 tonnes en 2008 à 20.000 tonnes en 2010.