ÉCOTOURISME

LE MONT CAMEROUN

Le mont Cameroun est un volcan du Cameroun, point culminant de la ligne du Cameroun et de l’Afrique de l’Ouest avec, selon les estimations, 4 040, 4 070 ou 4 095 mètres d’altitude. Il est considéré comme le dixième sommet africain, derrière le Djebel Toubkal au Maroc. Volcan actif, ses éruptions peu explosives de nature hawaïenne ou strombolienne se traduisent par l’ouverture de fissures volcaniques qui émettent des coulées de lave. Ces dernières peuvent provoquer des dégâts mais n’ont jamais fait de morts.

LE JARDIN BOTANIQUE

DE LIMBE

Le jardin est créé en 1892 par une équipe allemande dirigée par Paul Rudolph Preuss. À l’origine, c’est un jardin d’essai, centre d’expérimentation et d’acclimatation d’espèces tropicales utiles, telles que l’hévéa, le café, le cacao, le palmier à huile, le bananier, le teck, la canne à sucre, à destination du Kamerun et d’autres colonies allemandes. À son apogée, il était considéré comme l’un des plus importants jardins botaniques tropicaux du monde.

En 1920 les Britanniques prennent la relève, en collaboration avec les Jardins botaniques royaux de Kew qui prodiguent conseils et formations. Après leur départ en 1932 et jusqu’en 1958, le jardin est administré directement par du personnel camerounais, puis, dans la foulée de l’indépendance, en 1961, il est pris en charge par le Gouvernement.

En 1988 un partenariat conclu avec le Royaume-Uni permet sa rénovation et son développement. À visée agricole au départ, le jardin botanique s’oriente désormais vers la conservation, l’éducation, la science, le tourisme et les loisirs.

Aujourd’hui le jardin, qui couvrait 250 hectares à l’origine, n’en compte plus que 483. Certains bâtiments – le laboratoire, la bibliothèque – ont pendant quelque temps été transformés en hôpital. On y trouve maintenant un hôtel de standing.

LE PARC NATIONAL

DE KORUP

Le parc est unique en son genre. Il couvre 1 260 km2 et est considéré comme l’une des plus belles et plus vieilles forêts tropicales humides du monde. La richesse de sa faune et de sa flore réside dans le fait qu’il a survécu à l’âge glaciaire et aujourd’hui il ressemble à un musée de plus de 60 millions d’années.

On y trouve plusieurs plantes endémiques comme Diospyros korupensis

Plus de 400 essences d’arbres et de nombreuses plantes médicinales y ont été identifiées. On y a notamment découvert une liane (Ancistrocladus korupensis) qui aurait des effets positifs dans le traitement contre certains cancers et contre le VIH.

Quant à la faune, on y dénombre plus de 300 espèces d’oiseaux à l’intérieur du parc et 100 autres dans les environs, 174 espèces de reptiles d’amphibiens et 140 espèces de poissons qui peuplent les nombreux cours d’eau. Aménagé comme une réserve de faune naturelle, on y trouve quelques éléphants, buffles, antilopes, léopards ou chimpanzés. On y retrouve aussi plus de 25 % des espèces de primates d’Afrique.

LA RESERVE DE DJA

Créée en 1950, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987 grâce à la diversification des espèces présentes dans le parc et à la présence d’espèces en voie de disparition. La réserve est également reconnue en tant que réserve de biosphère par l’UNESCO depuis 1982.

La réserve est l’une des forêts humides d’Afrique les plus vastes (environ 5 000 km2) et les mieux protégées, la plus grande partie de sa superficie restant vierge, elle est parsemée de villages pygmées de l’ethnie Baka.

Pratiquement encerclée par la rivière Dja, qui en forme la limite naturelle, la réserve est surtout remarquable pour sa biodiversité, puisqu’elle abrite 107 espèces de mammifères (dont quelques espèces menacées d’extinction) parmi lesquels l’éléphant de forêt d’Afrique, le perroquet gris du Gabon, le bongo, le léopard, et surtout pour la très grande variété des primatesqui y vivent (le drill, le mandrill, le mangabey à collier blanc, le gorille des plaines de l’Ouest, le chimpanzé).

Ensemble avec le parc national d’Odzala-Kokoua (République du Congo) et le parc national de Minkébé (Gabon), la réserve de faune du Dja fait partie de la zone TRIDOM (TRInationale du Dja, Odzala et Minkébé) du Fonds mondial pour la nature (WWF), qui est important pour la protection des forêts denses africaines du bassin du Congo.

Selon Greenpeace, la réserve est soumise à plusieurs menaces mettant en cause sa survie : le braconnage, mais aussi l’implantation à proximité de la centrale hydrolectrique de Mékin, et surtout la déforestation à la suite d’accords de concession d’exploitation d’hévéasdonnée à la société Sud-Cameroun Hévéa (Sudcam).

Ces concessions, initialement provisoire et dont l’une d’elle est devenue définitive en 2015, jouxtent le nord-ouest et le sud-ouest de la réserve, avec obligation de conserver une bande séparative de 100 à 200 m selon l’étude d’impact environnemental rédigée par Sud-Cam. Toujours selon Greenpeace, près de 6 000 hectares de forêt servant de territoire de chasse, de pêche et de cueillette aux habitants, auraient détruits détruits entre 2011 et 2016.

Selon une étude conjointe de 2015 réalisé conjointement par l’UNESCO et l’Union internationale pour la conservation de la nature, seuls le braconnage et la centrale hydroélectrique de Mékin constitueraient des périls prouvés.

LE PALAIS DU SULTAN BAMOUNDS

Le Palais des sultans Bamouns est un édifice historique de la ville de Foumban, capitale du Noun. Il est le siège du Royaume Bamoun, où réside le chef-supérieur des peuples de la vallée de la rive Est du Noun.

Le Palais royal de Foumban, où le roi des bamouns réside encore de nos jours, a été construit en 1917. Le Musée du Palais raconte l’histoire de la dynastie des rois Bamoun de 1394 à nos jours, avec des informations sur le plus célèbre des rois bamoun, Ibrahim Njoya, décédé en 1933, qui créa à la fin du xixe siècle, un système écriture appelé l’écriture shü-mom.